Conclusion

Ainsi, à l'issue de cette étude nous pouvons dire que l'anesthésie réalisée en urgence est sécurisée durant les trois phases de la prise en charge de Marion.

Celle-ci comporte de nombreux risques, puisque les médecins doivent agir rapidement sans avoir pu effectuer une consultation pré opératoire obligatoire normalement. De plus, comme tout acte médical, l’anesthésie comporte des risques et des effets secondaires pour le patient. Cependant, grâce aux avancées de la médecine et de la législation dans le domaine de l’anesthésie, cette dernière est de plus en plus sécurisée.

D’abord, dès son arrivée à l'hôpital, les médecins effectuent le diagnostic de notre patiente par des questions générales et des examens, réalisés rapidement car c’est une situation d’urgence. Des tests prévoyant d'éventuelles difficultés sont également effectués comme ceux concernant l'intubation. Ils permettent de pouvoir réagir rapidement et efficacement en cas d’incident.

Ensuite, pendant la phase per-opératoire, on prévient les principaux risques pouvant survenir, le plus courant étant le Syndrome de Mendelson. Ainsi, pour éviter que notre patiente ne régurgite son contenu gastrique, on pratique une vidange gastrique. On lui donne également certains médicaments pour empêcher l’inhalation gastrique. L'induction en séquence rapide réalisée dans ce type de situation est très standardisée : la manoeuvre de Sellick, la préoxygénation, l'intubation, l'administration d'hypnotiques, de curares et de morphiniques. Toutes ces étapes sont sécurisées : l’intubation est d’abord réalisée pour protéger les voies aériennes du patient. De plus, les produits anesthésiques (morphiniques, hypnotiques et curares) sont choisis pour limiter leur action néfaste sur la santé de notre patiente. Par la suite, grâce à une surveillance continue durant l'intervention, le déroulement de l’anesthésie comporte de très faibles risques.

Enfin, pour la phase post-opératoire, notre patiente est transférée dans la Salle de Surveillance Post-Intervention (SSPI), équipée pour surveiller et prévenir les nombreux risques pouvant survenir lors de cette phase critique. Ainsi, la survenue de complications cardiaques, respiratoires, thermiques, ou de vomissements et de nausées est limitée. De plus, les médecins réalisent des tests pour autoriser la sortie de la patiente en toute sécurité.

Ainsi, malgré les risques évidents liés à une anesthésie en urgence, de nombreuses mesures comme des tests (Mallampati, Aldrete, etc.) permettent d’éviter des accidents, mortels ou pas, et même des désagréments secondaires au patient.

Depuis quelques années, de plus en plus d’hôpitaux ferment, obligeant donc ceux qui restent à accueillir un grand nombre de patient dans leurs salles opératoires et de réveil. Nous pouvons ainsi nous demander comment les anesthésistes parviendront à s’adapter à cette nouvelle contrainte pour pouvoir accueillir en toute sécurité tous les cas d'urgence se présentant ?


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